La France diversifie ses modes d’actions contre les missiles et drones Houthis

, La France diversifie ses modes d’actions contre les missiles et drones Houthis
, La France diversifie ses modes d’actions contre les missiles et drones Houthis

Destruction de drones Houthis au canon de 76 mm

Les tirs d’engins des Houthis (drones, missiles de croisière et balistique) ont un effet désinhibateur sur l’engagement du feu, côté français, depuis le 8 décembre. Après plusieurs tirs de missiles Aster 15, la Marine vient aussi de commencer à utiliser le canon de 76 mm de sa frégate Alsace, opérant en mer Rouge depuis la mi-janvier. Plutôt que de l’affirmer, l’état-major des armées le suggère par une illustration montrant un tir de cette tourelle, dans un tweet relatif aux tirs de samedi, contre quatre drones venus du Yémen. L’opération européenne Aspides évoque, elle, une attaque qui s’est étalée entre 4h et 7h du matin en heures locales : les Français ont été jusqu’à maintenant essentiellement impliqués dans des tirs sur des créneaux nocturnes.

Capacité low cost à détruire une menace low cost

Jusqu’à présent, le canon de 76 mm faisait partie du catalogue des ressources présentées par la Marine, qui évoquait la capacité d’utilisation de tous les armements présents à bord de ses frégates multimissions, mais cette artillerie n’avait pas été utilisée, au profit exclusif du missile, présenté comme plus fiable, mais aussi plus cher. Il n’est pas non plus exclu que tout -conduite de tir, obus- n’était pas forcément adapté au spectre de menaces offert par les Houthis. Les drones lents semblent manifestement les plus simples à accrocher.

Des Mirage 2000-5 venus de Djibouti en complément

Les interceptions de samedi ont aussi mobilisé des chasseurs français, provenant vraisemblablement de la base voisine de Djibouti, qui dispose de quatre Mirage 2000-5 au sein du 3/11 Corse. L’état-major des armées, seul à communiquer sur ces opérations, ne détaille pas au-delà de la simple évocation des chasseurs : à ce stade, le nombre de drones interceptés par ces derniers n’est pas détaillé, pas plus que l’armement utilisé (canons de 30 mm assez peu probable, ou missile MICA à guidage radar ou thermique). Dans tous les cas, une (ou plusieurs) victoires aériennes qui fera (feront) date, la dernière remontant officiellement à la seconde guerre mondiale. Le dernier avion adverse abattu l’avait été par un missile Hawk de l’Armée de Terre, à N’Djamena, en 1987.

Contrer du drone : pas une première pour l’Armée de l’Air et de l’Espace

La mobilisation de l’Armée de l’Air et de l’Espace pour prendre en compte des attaques de missiles et de drones n’est par contre pas une première : un de ses radars Girafe avait été déployé en renfort suite à une attaque en Arabie Saoudite, puis les Rafale du 1/7 Provence, renforcés par des Crotale-NG avaient été impliqués dans la défense des Emirats Arabes Unis après une autre attaque. Un risque qui est aussi patent sur le territoire national, lors de dispositifs particuliers de sûreté aérienne, et plus largement, dans la posture permanente de sûreté.

La chronique a été générée du mieux possible. Dans la mesure où vous envisagez de mettre à disposition des informations supplémentaires à cet article sur le sujet « Pilote de Drone pour nouveaux points de vues » vous pouvez adresser un message aux contacts indiqués sur ce site web. comzy.fr est une plateforme numérique qui archive diverses actualités publiées sur le web dont le domaine de prédilection est « Pilote de Drone pour nouveaux points de vues ». Ce texte autour du thème « Pilote de Drone pour nouveaux points de vues » fut sélectionné sur le web par les spécialistes de la rédaction de comzy.fr. En consultant régulièrement nos pages de blog vous serez au courant des futures annonces.