La Flandre-Occidentale veut créer une « autoroute » de drones dans la mer du Nord : « On a un potentiel énorme »

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L’idée est de créer de véritables autoroutes pour les drones, entre la terre et les parcs éoliens ou les autres plateformes dans la mer du Nord.

En termes techniques, ces engins sont appelés BVLOS, pour « Beyond Visual Line of Sight ». Hors de vue de leurs pilotes, ils peuvent effectuer des trajets de plusieurs dizaines de kilomètres. « Actuellement il n’y a pas de règles pour les drones à longue distance, explique Peggy Devestel, directrice des opérations chez Skeyes, le gestionnaire du trafic aérien belge. Mis à part les militaires, personne ne peut les utiliser en Belgique ». La province flamande et les aiguilleurs du ciel partent donc d’une feuille blanche. « Il faut tout créer, à commencer par des règles pour faire cohabiter les drones entre eux, ainsi que les avions, mais aussi un management pour assurer le contrôle », précise la directrice. Car les ambitions des deux partenaires du projet sont énormes. « L’idée est de créer de véritables autoroutes pour les drones, entre la terre et les parcs éoliens ou les autres plateformes dans la mer du Nord », insiste Sven Nachtergaele, responsable du projet pour POM West-Vlaanderen. On parle de zone allant jusqu’à 40 kilomètres au large de la côte belge ». Les tâches de ces drones seront multiples. « Ils peuvent faire des inspections des infrastructures ou, transporter du matériel, de manière plus rapide, plus économique et écologique qu’actuellement. C’est très important économiquement pour la province. Ici à Ostende, il y a des centaines d’entreprises qui vivent grâce à des activités off-shore. Il y a même une société qui a créé un drone sous-marin ». Le projet prévoit aussi l’utilisation de drones de surveillance par les autorités belges pour détecter les migrants illégaux en mer du Nord.

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« Livrer des pizzas par drones, oui mais est-ce pertinent ? »

Ce projet côtier est perçu comme un test de grandeur nature pour Skeyes. « C’est plus facile à réaliser ici, car on n’a pas besoin de permission pour survoler la moindre habitation, développe Johan Decuyper, le CEO de Skeyes. Mais si cela fonctionne, la prochaine étape sera de lancer ce type de zone au-dessus de régions habitées. À terme, l’idée est d’avoir un espace aérien hybride où les drones, qu’on pourra détecter grâce à des transpondeurs, et les avions auront leur place ». Pour M. Decuyper, les possibilités qu’offrent les drones sont infinies. Techniquement, il n’y a aucun problème à ce qu’une entreprise puisse même livrer des pizzas par drones. Mais est-ce pertinent, est-ce vers quoi on veut aller ? On préfère se concentrer sur des applications où il n’y a pas de discussion d’un point de vue sociétal, comme la livraison de matériel d’urgence ou de sang et d’organes vers des hôpitaux par exemple ».

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Si ce projet fonctionne dans un pays aussi complexe que la Belgique, cela marchera partout en Europe.

Actuellement, les drones sont souvent utilisés pour des missions d’inspection en Belgique. Infrabel les utilise, par exemple, pour examiner ses installations ferroviaires, alors que des drones ont survolé le festival de Tomorrowland l’été dernier dans des missions de sécurité du site. « Le transport de marchandise et de personnes, comme veut le faire Paris pour les Jeux Olympiques l’été prochain, arrivera assez rapidement, poursuit le patron de Skeyes. Notre projet prévoit d’ailleurs, à terme de transporter du fret via drone entre les aéroports de Courtrai et d’Ostende ».

« Pour nous, les drones sont une priorité, rajoute Jean de Béthune. C’est une façon durable d’organiser certains mouvements logistiques. La technologie des drones peut avoir des applications quasiment dans tous les secteurs. On a un potentiel énorme. Mais il est primordial que les autorités compétentes avancent au niveau des réglementations pour pouvoir faire voler ces engins sans pilote en toute sécurité. Et Sven Nachtergaele de conclure. « Si ce projet fonctionne dans un pays aussi complexe que la Belgique, cela marchera partout en Europe », sourit-il.

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