Guerre en Ukraine : drones, munitions… que sait-on des trois entreprises françaises qui vont collaborer avec Kiev sur le sol ukrainien

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l’essentiel Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a indiqué que trois entreprises spécialisées dans l’armement, allaient établir des partenariats avec des sociétés ukrainiennes pour « produire des armes et du matériel » directement sur place. Trois industriels seraient concernés. 

Un pas de plus dans l’engagement de la France en Ukraine. Alors qu’Emmanuel Macron affirmait il y a quelques jours que l’envoi de troupes françaises en Ukraine n’était pas « exclu », le ministre des Armées, Sébastien Lecornu est venu clarifier la nouvelle ligne adoptée par Paris dans le dossier ukrainien. La diplomatie française évoque une bascule dans le conflit : « Nous ne sommes plus dans la même situation qu’il y a deux ans », affirme Sébastien Lecornu. Il questionne : « Entre le transfert d’armes tel que nous le connaissons aujourd’hui et la cobelligérance – c’est-à-dire la guerre directe avec la Russie – est-ce qu’on a tout essayé ? »

Alors la France va s’essayer à une toute nouvelle ligne de conduite. Le ministre des Armées annonce ainsi que des troupes françaises seront susceptibles d’être envoyées en Ukraine pour des opérations de type « déminage » ou « formation de soldats ukrainiens ». Des industriels français vont par ailleurs établir des partenariats avec des entreprises ukrainiennes pour « produire et entretenir des armes sur le sol ukrainien ». Les noms de trois entreprises ont été cités. La construction des sites industriels en Ukraine elle, est prévue pour cet été. 

Delair, une société toulousaine

Le ministre des Armées a cité le nom de l’entreprise Delair, « une pépite en matière de production de drones ». Au mois de février dernier, Sébastien Lecornu avait rendu visite à cette société toulousaine, créée en 2011. Le site, basé à Labège, équipe l’armée ukrainienne depuis 2016 et devrait dégager un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros en 2024. La société – qui compte une centaine de salariés – a récemment été missionnée pour fabriquer 150 drones de renseignement qui opéreront prochainement en Ukraine.

Deux types de drones sont concernés par cette commande : l’UX11 et le DT26. Le premier modèle est en mesure, à une centaine de mètres d’altitude, de cartographier en un seul vol une zone de 100 hectares. Le deuxième modèle est quant à lui doté d’une caméra pour surveiller des zones en temps réel. Il affiche une autonomie en vol de 3 heures et peut être opéré dans un rayon de 50 kilomètres.

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Le groupe sera également en charge de fabriquer une partie des 2 000 drones kamikazes qui ont été commandés par la Direction générale de l’armement (DGA) :  « Les 100 premiers ont été commandés à l’entreprise Delair et ils seront livrés en urgence à l’Ukraine d’ici à cet été », a indiqué le ministère des Armées. 

Nexter, producteur d’obus

Il s’agit là de la frange française de l’entreprise franco-allemande KNDS. Le groupe, basé à Versailles (Yvelines), est spécialisé dans la production de matériel militaire pour le combat terrestre, aéroterrestre, aéronaval et naval. Il est surtout connu pour sa fabrication d’obus de 155 millimètres et de canons Caesar.

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Ces derniers– symboles forts du soutien militaire français à l’Ukraine – ont été déployés par dizaines sur le champ de bataille. Le groupe Nexter s’est d’ailleurs engagé à livrer 30 nouveaux canons Caesar au cours de l’année 2024. Pas moins de 4 000 salariés travaillent pour cette entreprise sur 12 implantations à travers l’Europe.

Arquus, le fabricant de blindés

Sébastien Lecornu a également cité le nom de l’entreprise Arquus. Anciennement « Renault Trucks Defense », l’entreprise – qui appartient au groupe suédois Volvo – a été créée en 1966 : celle-ci est spécialisée dans la fabrication de véhicules militaires, et notamment de véhicules de l’avant blindé (VAB). Le groupe Arkuus, haut de ses 1 500 collaborateurs, avait bouclé un chiffre d’affaires de quelque 600 millions d’euros en 2022.

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Le groupe Arquus avait indiqué il y a plusieurs mois qu’il envisageait de produire son modèle Mk3 sur le sol ukrainien, un blindé doté d’une coque en acier soudé et d’un blindage modulaire. Le véhicule a été adapté à des menaces nouvelles telles que les mines terrestres et les engins explosifs improvisés. Celui-ci est également équipé d’un canon à chaîne M242 Bushmaster de 25 millimètres et peut transporter jusqu’à 12 soldats. 

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